tn_DSCF6524 tn_DSCF6566 tn_DSCF6528 tn_DSCF6539 tn_DSCF6555 tn_DSCF6558Ce matin, la brume est épaisse et collante. J’ai hâte d’aller rouler. A 8h30, j’ai déjà déplié une aile et fait quelques tentatives jusqu’à l’oued à 100 m et je constate qu’on ne passera pas sans se mouiller un peu. Mais il faudra passer, parce que derrière, c’est 100 km de plage ! Je rôde donc dans le coin, sous le regard ébahi d’un habitant des cabanes voisines qui se promène. Le vent est faible, le sable est mou par endroit. Nous tentons une vraie sortie qui reste vaine, faute de vent stable.

Plus tard dans l’après-midi, le vent se lève un peu, la marée est basse, le sable, sur l’estran, est dur. Les jeunes sahraouis m’aident à amener le char jusque là. Et là, ça roule, ça roule, quel bonheur. Nous roulons sur des kilomètres en bord d’océan, avec, en toile de fond, les couleurs du désert, le bruit de l’eau, le calme d’une plage sans limite. Olivier prend en biplace un jeune marocain dont le père nous a aidés à acheter du pain à la cabane d’en face( Nous n’aurions jamais pensé qu’il s’agissait d’une boutique. Quand on demande le prix du pain, on vous répond « ce que tu veux ». Ca ne nous aide guère mais notre traducteur nous a bien aidé. Donc biplace bien mérité pour le jeune-homme qui s’éclate. L’un des jeunes sahraouis aimerait monter avec moi mais le vent baisse et j’arrive à peine à me trainer. Je suis déçue, ils ont été si gentils que j’aurais aimé leur faire plaisir. Je leur propose de venir à l’occasion au camping-car pour un court de pilotage de l’aile. Pas sûr qu’ils aient compris.

Nous rentrons à grand peine, le vent faiblissant, mais nous rentrons. Nous avons résisté à la tentation de nous laisser griser par le plaisir de rouler sur des dizaines de kilomètre en bord d’océan. Demain, peut-être, car oui, c’est sûr, nous dormons encore ici.