tn_DSCF6602 tn_DSCF6605 tn_DSCF6607 tn_DSCF6595 tn_DSCF6596Rahal, le maître-nageur, et Moustapha, le routier, nous ont invités à dîner devant leur tente à l’heure où le soleil se couche. J’en suis ravie. Nous allons partager un moment bien convivial, comme celui où nous leur avons fait essayer nos cerfs-volants. Rahal et Moustapha parlent très peu français, nous pour ainsi dire 4 mots d’arabe, ça va être folklorique ! Tous deux nous disent qu’ils vont chercher le poisson dans les cabanes de pêcheurs un peu plus loin et reviennent avec un seau de soles fraîches. 20 DH le kilo, ça fait moins de 2 euros.

à 7h30, Rahal vient nous signaler que c’est bientôt l’heure et le coup d’envoi est donné à 7h45. Un autre convive, Rachid, le pêcheur, se joint à nous. Il parle français, ça facilite la conversation.

Nous avons apporté quelques boîtes de coca-cola et des biscuits d’apéritif. Sur la table sont exposés une multitude de petits plats dont certains ne se trouvent que pendant le ramadan : salade de tomates et oignons, soupe Dchicha (blé concassé avec de l’eau et du lait), sellou (délicieux plat à base de sésame, de miel et de je ne sais quoi), chebakkya (petits gâteaux au miel), et les soles panées accompagnées de fines tranches de pommes de terre. Bien entendu, il y a du pain, de la pastèque, des dattes, de quoi se remplir la panse jusqu’au lendemain soir. En boissons, ils nous proposent du jus d’orange, du coca ou une préparation à base de lait, d’avocat et de banane. Franchement, nous n’aurions pas mieux mangé dans le meilleur des restaurants.

Nous mangeons sans modération, parlons finalement beaucoup en rigolant beaucoup de nos incompréhensions. Ils s’amusent à nous faire dire des mots imprononçables remplis de « h » et nous nous vengeons en leur faisant répéter des mots remplis de « u ».

Nous rentrons au camping-car vers 22h30, raccompagnés par Rahal qui craint que la plage ne nous égare. J’ai vraiment été enchantée de ce partage. Les habitants du sud ont la notion de convivialité et n’attendent rien en retour.