tn_DSCF6953Nous quittons El Ouatia à 9h pour prendre la route en direction de Laayoune. Nous avons pour objectif de nous installer au camp Bédouin, entre Tarfaya et Laayoune, où nous avions séjourné une semaine l’année dernière avec 4 autres convives pour y pratiquer le char à cerf-volant. Nous espérons donc faire du char et avoir un peu plus de chance qu’à la plage blanche au niveau du vent.
Les premiers oueds se dessinent et le paysage commence à montrer les vraies couleurs du désert. J’avais presqu’oublié. A partir de l’Oued Ma Fatma et, surtout à l’approche de la lagune de Naila, les dunes ocres font leurs premières apparitions remarquables. Paysage inhabituel pour des européens, je passe le temps du voyage à partager des photos sur Facebook pour en faire profiter tout le monde tellement c’est beau.

La route est défoncée sur les bas-côtés et, à chaque croisement de camion, Olivier doit serrer à droite, jusqu’au moment où un poids lourds le contraint à mordre sur le sable. La roue du camping-car plonge dans un grand trou dans un bruit inquiétant. Plus de peur que de mal. Quelques kilomètres plus loin, deux automobilistes ont eu moins de chance et les gendarmes sont en train de ramasser ce qu’il reste de leurs véhicules éclatés sur la chaussée.

Tout au long de la route, des troupeaux de dromadaires flânent dans les dunes, et certains, sur le bord du chemin, au point qu’on pourrait les toucher. Magique ! Je parlerai d’eux un peu plus loin, ils sont tellement beaux qu’ils méritent que je leur consacre un article complet.

Nous faisons le plein à la 3e station détaxée du Sahara, environ 70 centimes d’euros. Nous perdons là notre bouchon d’essence et nous en rendrons compte seulement une fois à destination.

Nous nous arrêtons à Tarfaya pour y acheter de l’eau et du pain et parcourons les derniers kilomètres en traversant le champs d’éoliennes qui s’étend sur des kilomètres, presque jusqu’à la piste qui mène au camp.