tn_DSCF6993Les dromadaires sont des rêves qui marchent librement dans le désert. Je les appelle les rêves, parce que, quand on les voit, on croit rêver, et quand on rentre chez nous, on en rêve encore.

Rien à voir avec ceux qu’on expose pour les touristes. Ces rêves-là, ils vivent ici, réunis en troupeau, sous la garde d’un chamelier assis quelque part, peut-être beaucoup plus loin. tn_DSCF7228Parfois, on voit les rêves au bord de la route, parfois même, ils traversent. Donc si vous voyez un panneau sur la route qui vous indique leur présence, ne croyez pas à une plaisanterie, ils passent bien plus souvent que ce qu’on pense. Les rêves n’ont pas trop peur de nous et se déplacent lentement.

Ce matin, nous partons sur les traces des rêves. Ils passent souvent tout près du camp, nous les avions vu rentrer, l’année dernière, depuis le plateau qui surplombe le camp à la tombée de la nuit. Il étaient vraiment nombreux et l’un d’eux portait un homme.

D’après les traces que nous voyons, il y en a de petits et de vraiment très grands. J’aurais aimé les voir au bout des traces, mais il n’est pas l’heure du passage des rêves du désert.

Quiconque quitte le désert laisse un rêve derrière lui. C’est peut-être pour ça qu’ils sont là, à attendre qu’on revienne les chercher.