dromadaires sur la routeNous avons quitté Daoura hier après-midi et avons dormi à El Ouatia, au camping des Sables d’Or, comme à l’aller. Aujourd’hui, une longue route nous attend. Nous voulons atteindre la région d’Agadir. Nous remontons donc la route du désert et croisons quelques rêves sur la route.

Nous entrons dans Guelmim, la porte du Sahara. Nous l’avons peut-être crue grande ouverte et ce sont les policiers qui nous ont stoppés. Pas pour un contrôle de passeports mais ils demandent juste les papiers du véhicule, le permis et le passeport d’Olivier. Ca sent l’excès de vitesse à plein nez, et le pv qui va avec. Nous avons roulé à 74 km/h au lieu de 60, vitesse max autorisée en ville. Ah bon, nous étions en ville ? Les policiers nous disent que oui, mais ça ne nous a pas semblé évident vu le paysage. Ils nous collent une amende de 300 DH, rédigent le formulaire qui va avec et je vérifie le montant sur le procès verbal. Le montant est bien imprimé et pas inventé par le policier, il est de bonne foi, on le croit sur parole et on paie. Et bien sûr, on a les boules. Le policier nous demande de l’excuser et nous souhaite bonne route. C’est si gentiment demandé.

Pickup surchargéA côté de ça, la tolérance sur les choses qui nous étonnent est de mise. Transporter dix bonhommes debout dans un pick-up n’est pas verbalisable, par contre, si les deux personnes à l’avant n’ont pas leur ceinture, ils vont se prendre un PV. C’est logique, on ne peut verbaliser que ce qui enfreint la loi. Si la loi ne prévoit pas certains cas, alors ça n’est pas hors la loi.
tn_DSCF7450Nous poursuivons notre route et le paysage change peu à peu. Nous étions descendus par la côte et prenons cette fois la nationale qui monte et serpente à travers la montagne sous un paysage rocailleux, planté d’oliviers, d’arganiers et de figuiers de barbarie. C’est très joli. Mais ça fait très peur aussi tous ces virages. J’ai toujours peur qu’un as du volant marocain de se sente pousser des ailes et ne double n’importe où. Ça peut tellement arriver ici. Mais Olivier est prudent et mes accoudoirs sont là pour me rassurer.
camping Paradis NomadeNous arrivons au camping Paradis Nomade qui porte bien son nom. Un petit paradis au milieu des arganiers, dans la colline au-dessus d’Agadir. Les lieux sont soignés, pelouse, bougainvilliers de toutes les couleurs, kaimas, gîtes et quelques emplacements pour camping-cars. Nous sommes bien sûr encore une fois seuls, si ce n’est trois jeunes français à la piscine qui ne dérideront pas un sourire et trois enfants marocains qui se baignent et se moquent du short d’Olivier quand nous piquons une tête. Je ris en retour. Nous nageons un bon moment et profitons du rafraichissement de l’eau car il fait plus chaud ici qu’en bord d’océan. Nous sympathisons avec le papa des enfants. La compagnie des marocains nous est plus évidente que celle des français. Notre petit côté exotique peut-être.

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