route de ChichaouaNous prenons l’autoroute vers 8h30 en direction d’El Jadida. Nous avons fait le choix de quitter l’autoroute à Chichaoua. Mauvaise pioche ! Nous nous retrouvons sur une route pourrie, pleine de trous, et quand je dis des trous, ce sont de gros trous. Olivier galère. Le paysage est encore plus déplumé que le Sahara, nous avons encore touché le fond !

animaux route de Chichaoua Et ça dure des heures. De temps en temps, il y a de la vie humaine et animale, et on se demande ce que des hommes peuvent bien venir faire en ces lieux, de quoi ils vivent. Une route pourrie, sinon rien, pas un chemin, pas une touffe d’herbe, et pourtant, il y a des moutons. Que mangent-ils ? Est-ce que les moutons mangeurs de cailloux existent. Quand je pense à nos petites brebis à qui on achète du foin de la Crau pour qu’elles mangent à leur faim. Ceux que je vois là ne connaissent pas la saveur d’une touffe d’herbe.

youssoufiaNous roulons longtemps et traversons, à deux reprises, des villages où il y a de la vie.
Nous n’avons plus grand-chose à manger et nous arrêtons sur un stand de légumes au bord de la route. J’achète un kilo et demi de tomates pour 5 DH, je vais improviser une nouvelle recette de taboulet : semoule, tomates, thon, maïs, olives, avouez que vous la connaissiez pas celle-là !

Cheval à El JadidaNous arrivons à El Jadida à 14h20. Les trucs insolites continuent : un cheval broute sur le terreplein en centre-ville. Il est vrai que le cheval est l’un des symboles de la ville, mais tout de même. Nous nous installons au camping, mangeons, constatons qu’internet ne fonctionne pas. Olivier est fatigué et il s’effondre en vrac sur la banquette. Il ne prend même pas la peine de ronfler.