Nous quittons Fonte da Telha et avons fixé notre route pour la journée, à savoir visite d’un bout de parc de Sintra suivie d’un bivouac dans le dernier méandre du Rio Lizandro avant qu’il ne se jette dans l’océan. Mais il est de ces jours où tout déraille et où il faut savoir rebondir.

Nous passons Lisbonne sans trop de problème et arrivons à Sintra. Beaucoup de monde, des difficultés à garer le camping-car, les grimpettes à faire à pieds avec Olivier qui a mal au genou, l’incertitude qu’on nous laisse entrer avec les chiens, tout ça nous fait renoncer à Sintra et nous décidons de filer direct vers le bivouac.

DSCF0683Arrivés après Carvoeira, sur le fameux bivouac dans le méandre, il fait un vent à décorner les boeufs et un froid de canard ! Je sors les chiennes qui se jettent toutes pattes dehors dans l’eau et en ressortent pleines de vase noire puante. Fuyons !

Nous continuons donc vers le nord et arrivons à Peniche. Une petite marche en haut des falaises du cap Carvoeiro et tout va bien. De jolis paysages, une vue sans fin sur l’océan, superbe ! Nous visitons le Fort de Peniche puis nous promenons le long des restaurants, il n’y a pas d’autres commerces tout au long de notre marche. La ville est un peu trop touristique à notre goût mais valait le détour.

Nous décidons finalement de bivouaquer à Consolaçao, sur le parking prévu pour les camping-cars. C’est un bivouac horriblement moche, avec des camping-cars serrés comme des sardines, sans vue. On va dire, que ça va pour dormir, il faut se faire une raison. Nous faisons un petit tour en ville et achetons de quoi manger, avec des Pasteis pour le dessert.

Au petit matin, je profite d’une belle promenade à travers dunes avec les chiennes en liberté. Vénus, l’animal qui a plusieurs chiens dans sa tête, a décider de lâcher le setter qui sommeille en elle et part à la poursuite des petits lapins. Lorsqu’elle revient à mon appel, elle pue, elle s’est encore roulée dans un truc immonde. Fly, fidèle, est toujours à mes côtés. Nous partons pour un jeu de balle sur la plage et dans l’eau. La plage est immense, superbe, il n’y a que nous. L’eau est glaciale, et je n’irai pas plus loin qu’à mi-cuisses.

Finalement, il est pas si mal ce bivouac.