A notre arrivée en soirée, l’aire de Viera ne casse pas des briques : c’est encore bondé (un dimanche soir), squatté par les voitures, et la brume est tellement épaisse que j’ai presque peur des perdre les chiennes de vue. Les voitures s’en vont peu à peu et nous disposons de beaucoup de place. Le parking est immense. Nous nous payons le luxe de changer de place, importunés par le groupe électrogène de nos voisins. Vive le 12 Volts et l’énergie solaire !

Au petit matin, la brume est toujours là et laissera place au ciel bleu dans le courant de la matinée. Je peux facilement lâcher les chiennes sur le chemin qui longe l’embouchure du rio et l’aire de parking.

Nous partons tous en promenade et empruntons les passerelles qui traversent les dunes, passons le pont, continuons sous le sous-bois qui abrite des aires de pique-nique et des fontaines d’eau potable, et reprenons la passerelle en direction de la plage. Sympa ces passerelles de bois. Elles permettent de se promener sur le cordon dunaire sans en endommager la végétation qui assure sa stabilisation. Le paysage est semblable à celui des Landes française. Olivier reste sur un banc de la passerelle tandis que je vais jouer au bord de l’eau avec les chiennes. Je décide de ne pas envoyer la balle dans l’océan que je trouve dangereux à cet endroit : pas pied et de grosses vagues. Vénus s’aventure un peu dans l’eau, prend une grosse vague sur la tête et joue la prudence.

Nous rentrons au camping-car et Olivier fait les vidanges. Au passage, nous prenons de l’eau potable aux fontaines et reprenons la route vers le nord.