Nous avions prévu de poser le prochain bivouac beaucoup plus haut mais, en venant faire les curieux à Costa des Lavos, nous avons décidé de rester là. L’aire de camping-car est spacieuse, les places sont délimitées par des poteaux en bois, ce qui évite les rois du « je me colle parce que j’ai la trouille » de venir s’agglutiner contre nous. L’accès à la plage est direct.

Comme tous les jours depuis que nous sommes au Portugal, le vent souffle. Il souffle ici très fort et seuls les kitesurfeurs sont dans l’eau. Il y a peu de monde sur la plage, et pour cause, ça caille et l’océan est vif. Je décide de ne pas me baigner et de ne pas baigner les chiennes. Nous faisons une balade sur les passerelles qui enjambent les dunes et traversons le tout petit village. Un peu plus tard, je pars sur la plage jouer avec les chiennes, mais pas près de l’eau. Je pense que les bains de mer sont terminés pour ce périple.

Depuis quelques jours, les plages se succèdent et se ressemblent et, même si elles sont sublimes, commencent à nous lasser, faute de pouvoir vraiment en profiter. Nous prenons la décision de terminer notre séjour au Portugal et de reprendre la route du retour demain matin. Il nous reste 6 jours. Demain sera la journée sacrifiée pour tracer à travers le Portugal et l’Espagne. Nous prévoyons de remonter via Saint Sébastien et d’y passer la frontière et de faire un détour par l’Ariège pour le fun. Nous verrons bien ce que nous réservera la suite, tout peu si vite changer en camping-car.

Ce soir, nous dînons au seul restaurant du village et nous ne regrettons pas notre choix : menu complet, boissons (je choisis la sangria maison), olives + pain + beurre, soupe, plat du jour (viande ou poisson au choix), dessert, café pour 10 euros, qualité super, service nickel, qui dit mieux ? Nous avons tellement mangé qu’on a l’impression qu’il nous faudra 10 jours pour digérer, mais ce n’est qu’une impression.

Le lendemain matin, je fais une dernière promenade avec les chiennes sur la plage déserte qui s’étend à l’infini en bordure d’océan dont l’eau est glaciale, puis nous prenons la route vers l’Espagne.