Aujourd’hui, il pleut, c’est une belle journée pour aller à la rencontre des sites archéologiques de l’île. C’est en cherchant l’un d’eux que nous tombons par hasard sur celui de So na Caçana. Arrivés sur le parking, un type sort d’une caravane hors d’âge et fait l’effort de parler à moitié en français, à moitié en espagnol pour nous dire que c’est ouvert, gratuit, qu’on peut mettre ce qu’on veut dans la cagnotte en sortant et que c’est entretenu par une association. On y entre par un portail typiquement minorquin en bois d’olivier brut qu’il faut prendre soin de refermer pour éviter que les deux ânes qui paissent dans le site ne s’échappent. C’est un petit site où la nature a su garder toute sa place, avec quelques panneaux en différentes langues sauf le français (il y a peu d’explications en français dans les sites touristiques de Minorque, mais c’est pas grave, pour rappel, on est en Espagne). Les stèles ont environ 3000 ans, et livrent bien peu de leur secrets.

A quelques kilomètres, nous trouvons un site bien plus connu, celui de Galmès, qui est à peine plus aménagé, plus grand, un village complet avec des vestiges plus ou moins conservés, et on sent que le travail des archéologues a dû être important et est loin d’être terminé. L’entrée coûte 3 euros et l’accueil est sympa. La visite se fait en suivant un chemin fléché.

C’est une visite originale que nous terminons sous une pluie généreuse, trempés de la tête aux pieds, mais ça en valait la peine.