Quelle déception en arrivant à la Punta de Calnegre ! Notre plage, celle où nous avions passé 15 jours de rêve l’année dernière et qui était le but même de notre descente cette année, a été fermée. Ils ont modifié la route et labouré le terrain de sorte qu’aucun véhicule ne puisse y accéder. Les derniers lieux de bivouac paradisiaques s’éteignent peu à peu, et avec eux, s’éteint la liberté.

Ils veulent faire de nous des petits robots, comme à El Campello, contraindre les camping-cars à s’entasser bien serrés, bien rangés les uns contre les autres dans des aires à 20 euros la nuit. On est camping-caristes parce qu’on veut être libres ! La liberté devient de plus en plus inaccessible. Mais qu’est-ce qui se passe sur cette planète ?

Nous avons continué vers l’Ouest pour rejoindre un autre petit paradis que nous connaissons, avec la peur de ne pouvoir y rester, soit faut de place, soit par interdiction. Ce petit paradis andalous a bien voulu de nous et nous voilà installés pour deux semaines si rien ne vient s’y opposer.

Non non non, vous ne nous parquerez pas dans des aires, parce qu’on y perdrait nos âmes.