Au bout de deux jours, on pense avoir passé une éternité. Je ne sais même plus quel métier je fais. Pour l’instant, notre vie consiste à installer confortablement le camp et se baigner avec les chiens. Fly est en liberté la plupart du temps, elle ne bouge pas de dessous le camping-car. Vénus est parfois attachée en longe, elle a tendance à vadrouiller d’un camp à l’autre, à se rouler dans la terre et aller bouffer des cochonneries.

Le camp est au point. Nous avons une bassine pour rincer les pieds, un tapis de cailloux pour les essuyer. Nous avons une bassine pour la vaisselle à l’eau de mer avec un produit bio. On économise l’eau douce.

Olivier a fabriqué des pieds pour y accrocher une bâche pour l’ombre. Fly était très intriguée et l’a accompagné et questionné à chaque étape de fabrication. Elle envisage peut-être de nous aider à l’installation d’un futur bivouac.

J

e trouve que cet endroit s’est nettement amélioré par rapport aux années précédentes. La municipalité a fini par jouer le jeu, et certains campeurs aussi (pas tous hélas mais ça va mieux). Il y a plus de poubelles qui sont ramassées chaque jour et il y a des toilettes sèches. On trouve encore hélas trop de PQ dans les buissons, probablement une résultante des campeurs du weekend qui sont en toile de tente et n’utilisent pas les toilettes. Au moins le PQ est dégradable. Les campeurs semblent bien utiliser les poubelles. Je ramasse de temps à autre des déchets non dégradables pour les jeter, une petite contribution mais une contribution quand même.

Finalement, on est peut-être mieux ici qu’à Calnegre.