Je prends finalement la route vers 9h30 pour commencer mon voyage en solo. Enfin, pas tout à fait solo, car Fly m’accompagne et c’est une précieuse compagnie. J’arrive à l’Escala en 3h30 et je me pose dans le champs près des ruines d’Empuries.

La plage à chiens est à 5 mn à pieds et Fly et moi profitons d’un bon bain. Au loin, une bande de neuneus font péter des pétards, ce n’est plus négociable pour Fly qui sort de l’eau en courant. Je me pose sur le sable pour une bonne sieste avec elle, on s’endort et le soleil me grignote, je m’en apercevrai demain dans le miroir de la salle de bain. A la sortie de la plage, il y a une douche à chiens et une à humains, on en profite pour se dessaler, je sais que nous en aurons peu l’occasion par la suite. Fly aurait préféré qu’il n’y ait pas de douche !

Après un retour au camp de base, la bougeotte me reprends (tiens donc, qui l’eût cru ?), on part se promener sur le sentier de bord de mer en passant par la voie verte. Je vois que le parc des ruines d’Empuries est ouvert, je demande aux gardiens si je peux rentrer avec Fly. Entrée libre, le sourire en prime, on y va et on s’offre une jolie ballade dans les ruines grecques et, en montant un peu, on se retrouve avec le camping-car en visu de l’autre côté du grillage sur les ruines romaines avec le soleil rasant. Un vrai plaisir, il n’y a personne, la promenade est magique au milieu des ruines. Finalement, la petite virée a duré 3h.

Le soir, il y a encore des pétards, Fly capitule et reste dans le camping-car. « Come on out !  » -> « no way ! ». Je reste dehors toute seule avec mon verre de gris de gris en regardant le soleil se coucher. L’apéro c’est sacré à la tombée du jour. Je sors ma nouvelle petite guitare Travel et je joue jusqu’à 23h00, juste par pitié pour le 4 autres véhicules qui bivouaquent un peu plus loin. En fait ils ont juste la chance que j’ai sommeil.