Après le lever du jour à l’Escala, je prends la route vers 7h30. L’autoroute est tellement déserte que je pense à une attaque de zombie dont je serais la seule survivante. C’est ça d’avoir un cerveau déjanté, toute situation donne lieu à l’imagination d’un scénario qui devient vite hors de contrôle, c’est du grand délire.

Au bout de quelques dizaines de kilomètres, je m’aperçois que les zombies n’ont pas eu tout le monde et je mets 3h30 à atteindre le Delta de l’Ebre et la plage de Marquesa où je ne parviens pas à me garer directement sur le front de mer faute de place. C’est peu pratique, impossible de laisser la porte ouverte, trop de passage. L’après-midi se passe avec 3 bains avec Fly qui est ravie que je lui consacre autant de temps. Le vent se lève, moi qui avait décidé de gonfler le paddle, je remets ça à demain si j’arrive à venir assez tôt. On continue de jouer dans l’eau à lancer le calamar de Fly qui valide quand même le port de son gilet de sauvetage. Je pense que ça lui plaît d’ailleurs, plus facile de nager en flottant mieux.

Vers 17h, j’atteinds le champ de bivouac sous le pont de l’Ebre, nous sommes trois, nickel. Un chat entre dans ma soute, miaule, vient se frotter à moi en miaulant avec insistance. J’ai pitié et lui donne des croquettes de chiens, désolée mon gars, j’ai que ça. Il se jette dessus sans faire le difficile, se couche à côté de moi, me harcèle et finit par partir, je n’ai pas voulu trop le caresser, trop compliquer de voyager avec un chien et un chat. Je pensais me faire des amis pendant ce voyage, pour l’instant, je n’ai parlé qu’à un chat.