J’avais dit que le soleil appartenait à ceux qui se lèvent tôt, et bien figurez-vous que le paddle aussi, c’est incroyable !

La nuit de la St Jean en Espagne est une fête de pétarade sans fin et je n’y échappe pas sur le parking de terre où je dors sous le pont de l’Ebre. Fly croit à la fin du monde. Des gamins ont un sac sans fond rempli de pétards, ça s’arrête pas, alors je joue de la guitare et chante aussi fort qu’en concert. Pas de bol, ils m’applaudissent. Les pétards ont raison de ma patience et je décide de plier ma table pour partir quand les enfants arrivent avec une spécialité locale sucrée et me la proposent. Que faire ? c’est super bon en plus, alors je vais voir les parents pour les remercier et je tape la discute en espagnol. Et je passe une nuit sous les pétards avec une Fly totalement tétanisée de peur.

Je me lève à 6h et, depuis le haut du pont de l’Ebre, je renonce au lever de soleil, la brume l’a mangé ! Alors je retourne à la plage Marquesa dès 7h30, je prends une place de rêve en front de mer et je gonfle le paddle (faut être motivée, un Bar à la pompe !). Je mets le siège kayak, je mets le gilet à Fly, j’enfile le mien, je prends la double pagaie et c’est parti avec Fly sur les flots pour une petite virée kayak sur le paddle. Fly se comporte au poil, couchée à l’avant du paddle, docile et tranquille. Je la dépose à terre et je pars cette fois debout en paddle pour une heure d’allers et venues le long de la côte. Ben oui j’ai peur du requin, un mythe direz vous mais y en a ! Et dans mes rêves y en a encore plus ! Je suis tellement à l’aise sur le paddle que je décide de surfer une vague… mauvaise pioche, je me prends un gadin en arrière, même pas eu le temps de me boucher le nez, j’ai bien fait d’acheter une banane étanche !

Je termine ma sessions vers 10h20 et je lève le camp le temps de ranger pour le prochain bivouac.