Juste après deux heures de route le paysage change, on approche du désert andalous et j’arrive enfin à Las Palmeras, ma plage fétiche de rêve où il fait bon vivre comme des robinsons.

En entrant sur le chemin, je trouve que c’est trop calme. Encore une attaque de zombie à laquelle j’aurais exclusivement survécu ? Non, un panneau tout neuf qui vient de mettre un coup de poignard à la liberté : interdit aux caravanes, interdit de camper, interdit de…, interdit de…, interdit de vivre ! C’était un des derniers paradis ! Ils les ferment les uns après les autres. Je n’irai pas m’entasser dans une aire de camping-car à 18 euros la nuit pour entendre ronfler le voisin contre ma vitre ! I am a warrior !

Je vois quelques camping-car sur le tronçon où nous étions l’année dernière, je vais interroger des espagnols (il y avait des français à côté mais ils n’ont pas répondu, ou ils ne m’ont pas entendue, la surdité sûrement). Les panneaux ont été posés hier. Les français décident de partir. Les espagnols veulent rester, ils disent que la police ne leur a rien dit hier. Arrivent des argentins qui veulent rester aussi. Concertation franco-argentino-ispanique : we are warriors ! On reste !

Je passe une journée divine entre kayak et baignade avec Fly et paddle en solo. Fly devient une star locale, les argentins l’adorent et la montrent en action en visio internet à leur famille. C’est vrai qu’elle est exceptionnelle.

Nous passons une nuit calme, bercée par le doux bruit des vagues. Las Palmeras… pourvu que ça dure !