Ce matin, je me réveille, sans surprise, vers 5h. Ca me laisse largement le temps de me faire un café et de me préparer pour la mini-rando que j’ai préméditée depuis la veille. Ca fait longtemps que j’ai envie de monter sur le plateau qui surplombe Las Palmeras. Je pense à juste titre que le lever de soleil doit être plus beau depuis ce spot. Et le spectacle qui s’offre à moi est splendide. Je ne m’attendais pas tout à fait à ça et ça dépasse mes espérances. Il y a la mer et ces collines derrière lesquelles je devine le soleil qui va apparaître. Mon smartphone est incapable de restituer les couleurs que je vois. C’est la magie de l’aube, il faut être fou pour ne pas en profiter. Finalement, je ne suis donc pas folle ! Je m’arrête au milieu du chemin qui monte vers le plateau pour profiter du paysage et immortaliser ce réveil du soleil.

Le jour établi, je continue le chemin et je dois prendre sur moi, le vertige me guette. C’est chaud ! Fly s’en fout, moi je me botte les fesses pour avancer. Ca se termine par quelques marches d’escalier plein ciel, on se demande ce qu’elles font là, et on débouche sur le plateau. A cette heure, les couleurs sont de l’or. C’est juste incroyablement beau. J’aperçois le camp de bivouac avec toute la nature généreuse qui l’entoure. C’est magique, féérique. Et de part et d’autre et delà, il y a la mer.

Il commence à faire chaud, et après une séance photo, je me mets en quête de redescendre et je peine à retrouver les escaliers qui mènent au chemin. Et là, le scénario dingue se met en place : et si je ne le retrouvais jamais, on resterait là toujours, à errer au sommet, bref, n’importe quoi mais mon esprit divague vite. D’une situation, je me fais un film et ça ne fait rire que moi.

De retour au camp, j’enchaîne les activités de 8h30 à midi sans pause pour profiter un max avant que le thermique ne se lève : paddle, baignade, snorkeling, paddle, baignade. J’aime l’action !