Avec Marie-Hélène et Francis (que je connais depuis 2 ans, rencontrés à Las Palmeras) et Marie et Pascal (qui avait acheté notre vieux camping-car), nous avons décidé de passer le jour de l’an en camping-car en Espagne. Je suis la première à prendre la route cet après-midi. Direction l’Escala, ça c’est ce qui est prévu. Puis on parle de Besalu, bref on sait pas trop où on va finir, mais ça, c’est l’idée quand on fait du camping-car en bivouac.

Pour ma part, je prévois de bivouaquer pour cette première nuit en solo avec Fly dans le champ de l’Escala. Et puis je passe devant le champ… et puis je change d’avis, ce qui me plaît, j’avais presque peur que tout soit trop bien programmé… et puis je me dis que peut-être je peux bivouaquer plus près du bord de mer pour être plus près du lever de soleil, je sais qu’ici, ils sont grandioses. Nous sommes en hiver, il va être difficile de dîner dehors, tant qu’à être dedans, je me pose sur le parking en herbe dessous où jamais je n’irais en été. Là il y a de la place, je me gare loin des deux fourgons. Et j’ai quand même deux couillons qui viennent se garer à côté de moi. Je n’épargnerai pas leur oreilles, j’ai pris ma guitare et je compte bien jouer ce soir.

Fly et moi profitons des dernières lueurs du jour pour nous promener au bord de mer. J’ai beau habiter à la mer, j’aime le bord de mer ! Je profite d’un petit gris de gris devant le camping-car, il fait bon, mais nous sommes quand même en hiver, je me décide à rentrer.

Cette escapade a un goût d’aventure, un parfum de vacances qui commencent, de grandes vacances. L’Escala, c’est le premier bivouac de mes grandes escapades en Espagne, et le fait d’être en solo me donne le sentiment de tout recommencer. Ce soir je profite de cette euphorie qui ne durera pas.

Demain, je sais que je me lèverai tôt et que j’irai voir le soleil se lever sur la mer. Je n’en ai jamais raté un ici.